Auxiliaire de vie

La fin de vie: la législation en vigueur et le combat d’Anne Bert

Alors que le ministère de la Santé lance une campagne d’information sur la fin de vie, voici un retour sur les notions en jeu, la législation en vigueur en France et le témoignage d’Anne Bert, atteinte de la maladie de Charcot.

Les soins palliatifs :

Il s’agit de traitements médicamenteux ou non donnés à une personne dont la maladie évolue et s’aggrave. Ce qui est recherché, c’est le soulagement du corps, l’apaisement moral, ainsi que l’accompagnement du malade et de ses proches.

La sédation profonde :

La loi française autorise depuis 2016, suite à la loi Leonetti-Claeys, l’administration de sédatifs (substances anti-douleurs et apaisantes) de manière « profonde et continue », c’est finalement le droit à être endormi sans être réveillé.

Cela s’applique uniquement aux malades qui sont déjà en phase terminale et dont la souffrance est insupportable. Cette loi n’autorise pas l’euthanasie active, c’est-à-dire l’administration d’un produit provoquant directement la mort.

Témoignage :

Anne Bert, romancière de 59 ans, atteinte de la maladie de Charcot a décidé de faire de sa fin de vie un combat pour la légalisation d’une « aide active à mourir » en France.  Elle précise « tous les malades en fin de vie ne réclament pas l’euthanasie mais ils veulent avoir le choix »

Pour elle, la législation française « répond plus aux préoccupations des médecins qu’aux droits des patients qui souhaitent ne pas aller au terme de leur maladie incurable ou accepter d’insupportables souffrances ».

L’écrivaine a médiatisé son choix de mourir en Belgique, elle est membre de l’association pour le droit de mourir dans la dignité « ADMD » et interpelle la ministre de la santé pour parler de son dernier combat.

Delphine Pinet

Gérante de SENOLIA

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