CNSA: chiffres clés de l’aide à l’autonomie

Gain d’espérance de vie à 65 ans depuis 1998:

  • C’est +2.3 ans pour les femmes et +3 ans pour les hommes
  • En 2018, l’espérance de vie à la naissance est estimée à 79,4 ans pour les hommes et 85,3 ans
  • pour les femmes. (Source: INSEE)

Les prestations de l’aide à l’autonomie :

  • 8,5 Md€ c’est le montant total des aides sociales à l’autonomie pour les personnes âgées en 2017. (Sources: DREES)
  • 1 309 916 c’est le nombre de bénéficiaires payés au titre de l’allocation personnalisée d’autonomie (APA) en décembre 2017, dont 768 837 à domicile et 541 079 en établissement.

Etablissements et services pour les personnes avec handicap :

  • 488 211 places dont 158 207 places pour les enfants et 330 004 places pour les adultes en 2017. (Source: DREES)

EHPAD en 2018 :

  • Le total des places en EHPAD s’élève à 609 319, y compris en accueil temporaire, il y a 7532 établissements existants.

La contribution totale des finances publiques à la prise en charge des personnes âges

Elle s’élève à  23,6 Milliards d’€ et elle est ainsi répartie:

  • 55% pour la CNSA,
  • 28% pour les départements
  • 9% pour la sécurité sociale
  • 8% pour l’Etat.

L’augmentation de la population âgée dans les années à venir conduira à un accroissement des différentes contributions.

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Delphine PINET gérante de SENOLIA

Rozenn Boutemy alias Séraphine EmotiClown, le clown des émotions

Aide médico-psychologique (AMP) de formation, Rozenn Boutemy à décider de devenir clown des émotions en structures adaptées et hospitalières plus particulièrement auprès de personnes fragilisées par la maladie et l’institutionnalisme (soin palliatif, cancérologie, maladie neuro-dégénérative, etc., à savoir son cœur de métier de soignante.

Depuis plusieurs mois, elle se rend donc dans diverses structures (résidence senior, EHPAD, etc.) de la région rennaise pour aller saluer les résidents.

Lorsqu’elle met son masque de Séraphine Emoticlown, Rozenn pratique l’Art-thérapie, des techniques de soins (non médicamenteuses) basées sur l’aspect relationnel des arts en tous genres. Cette méthode vise à apporter du bien-être et du soulagement aux personnes.

Oubliez donc le rôle du clown, personnage comique censé divertir et faire rire. Le but de Séraphine, c’est de proposer un moment de détente, d’échange et d’écoute. Elle va laisser agir la magie de la rencontre avec l’autre, la liberté de ton, afin de permettre aux émotions de sortir et s’exprimer.

« J’offre la possibilité aux personnes les plus isolées, bien au-delà de la vision du clown classique, l’ouverture par un autre mode de communication. Pas de spectacle, pas de bouffonnerie mais du sensible, du joyeux, de l’authentique… de la légèreté dans toute sa profondeur et sa densité ».

Par son intervention de clown relationnel, elle développe la pratique du soin différemment. Pour cela, elle a notamment suivi une formation de 2 ans en Belgique. Elle a pu étudier auprès de Christian Moffarts, pionnier de la démarche de soin relationnel par la voie du clown en pays francophone ou celle de Sandra Meunier, fondatrice de l’association « Neztoiles ».

Aujourd’hui, Séraphine Emoticlown pose un regard bienveillant sur ces personnes et les aide à communiquer, réveiller leurs envies, à les apaiser.

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Delphine PINET gérante de SENOLIA

Comment prendre soin de son cœur ?

Les maladies cardiovasculaires sont la première cause de mortalité dans le monde et il est important de mettre l’accent sur la prévention. Comment éviter de fatiguer son cœur ? Quels sont les bons comportements à adopter ? Il est temps de préserver la santé de son cœur en adoptant des réflexes simples au quotidien.
On ne le dira jamais assez mais pour avoir une bonne santé il faut manger équilibré. Il est important de ménager son cœur en évitant le surpoids. Les recommandations officielles préconisent de manger 5 fruits et légumes par jour, du poisson, des matières grasses végétales (huile d’olive, margarine) et ne pas boire de boissons sucrées et de sucreries entre les repas. Selon l’OMS « la sédentarité double le risque de décéder d’une maladie cardiovasculaire ou d’un accident vasculaire cérébral”, c’est pourquoi il est important de faire pratiquer une activité sportive car un cœur de sportif a des contractions plus lentes et plus efficaces. Après l’effort, le réconfort. Pour prendre soin de soi il faut également penser à bien dormir car le sommeil est très important, si vous ne dormez pas assez les conséquences se feront immédiatement sentir sur votre cœur.
Si vous souhaitez prendre soin de votre cœur certaines choses sont à proscrire ou à limiter, comme par exemple la cigarette et l’alcool. Ces derniers sont très mauvais pour le système cardiovasculaire. Le sel, qui est partout dans notre alimentation, est également un facteur qui peut porter atteinte à notre santé s’il est trop consommé, il est donc important de le limiter. En effet l’excès de sel provoque l’hypertension et il faut donc y faire attention. Limiter le stress est également quelque chose qui permet de prendre soin de son cœur. Deux conseils de base pour rester zen : respirer calmement plusieurs fois dans la journée et être organisé pour ne pas se sentir débordé.

Un autre moyen de prévenir les maladies cardio-vasculaires est de se rendre au moins une fois par an chez son médecin pour faire contrôler sa tension. Cette visite peut aussi être l’occasion de réaliser un bilan sanguin. Il est important d’avoir le réflexe de la consultation médicale annuelle car il vaut mieux prévenir voire traiter un problème à ses débuts, plutôt que de le laisser s’amplifier. En France, les maladies cardio-vasculaires sont la première cause de mortalité chez les femmes. D’après des études 8 fois sur 10 ces décès sont liés à une mauvaise hygiène de vie, d’où l’importance des mesures de prévention énoncées ci-dessus. La Fédération Française de Cardiologie a sensibilisé la population sur des symptômes pouvant révéler un infarctus. Souvent méconnus, ces symptômes sont différents de ceux ressentis par les hommes : sensation d’épuisement, essoufflement à l’effort et nausées.

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Delphine PINET gérante de SENOLIA

Journée mondiale de lutte contre la maltraitance faite aux personnes âgées

Aujourd’hui débute la journée mondiale de lutte contre la maltraitance faite aux personnes âgées, elle permet de nous sensibiliser aux conditions de vie des personnes âgées qui ont le droit de vivre dans la dignité, en sécurité et sans aucune forme d’abus.

La maltraitance des personnes âgées consiste selon les Nations Unies en « un acte unique ou répété, ou en l’absence d’intervention appropriée, dans le cadre d’une relation censée être une relation de confiance, qui entraîne des blessures ou une détresse morale pour la personne âgée qui en est victime ». Cette maltraitance peut prendre plusieurs formes telles que les violences physiques, sexuelles, psychologiques ou morales ; les violences matérielles et financières ; l’abandon ; la négligence ; l’atteinte grave à la dignité ainsi que le manque de respect. On distingue également les « maltraitances par inadvertance » des « maltraitances intentionnelles ». Les premières étant des négligences passives sans intention de nuire, elles surviennent principalement par manque d’information, de formation, par épuisement etc. Les auteurs de ces négligences sont maltraitants sans le vouloir, ni le savoir. Les maltraitances intentionnelles sont quant à elles des négligences actives avec intention de nuire.

L’enjeu de cette sensibilisation est qu’il est difficile de distinguer clairement les divers aspects de ces maltraitances, « les petits frères des Pauvres » se préoccupent particulièrement des maltraitances financières, car un grand nombre de ces actes de malveillance et de violences physiques sont motivés par des intérêts financiers. Ces maltraitances sont souvent d’origine familiale mais proviennent aussi de l’entourage proche de la personne à domicile ou en institution. Ces malveillances financières sont souvent à la limite de la légalité et passent parfois inaperçues aux yeux des victimes qui peuvent ne pas être en pleine possession de tous leurs moyens.

Si vous êtes victime ou même témoin de maltraitance il ne faut pas rester seul et agir, plusieurs solutions sont disponibles pour signaler un fait de maltraitance.

Les services d’aide à domicile et les établissements d’hébergement pour personnes âgées doivent s’organiser pour prévenir les risques de maltraitance et proposer un accompagnement bientraitant. La prévention de la maltraitance et la promotion de passent essentiellement par des échanges collectifs entre collègues et des temps de formation.

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Delphine PINET gérante de SENOLIA

Incroyables inégalités de l’Allocation Personnalisée d’Autonomie

Ce mois-ci deux travaux sont venus conforter une réalité qui semble pourtant incroyable. Le rapport public annuel de la Cour des comptes estime que les aides individuelles continuent de connaître de grandes disparités territoriales, les écarts moyens de l’APA  (l’allocation Personnalisée d’Autonomie) peuvent varier du simple au double d’un département à l’autre. De son côté, le premier baromètre thématique Handeo’scope, suite à une enquête auprès des départements, indique que les tarifs horaires APA fixés par les conseils départementaux varient de 15,25 € à 28,58 € de l’heure, ce qui signifie qu’une personne âgée selon son département n’a tout simplement pas les mêmes droits.

Nous pourrions imaginer qu’il deviendrait utile de connaître les tarifs de l’APA fixés par les départements afin de bien choisir son lieu d’habitation lorsque l’on devient dépendant. Cette situation est en totale décorrélation avec le principe d’égalité. C’est comme si un allocataire du RSA touchait une somme différente d’un département à l’autre, cela ne serait jamais accepté.

Pour y remédier il faudrait tout d’abord fixer un tarif national  minimal pour l’APA et mettre en place un cadre réglementaire équitable, impulsé par une volonté politique, afin de corriger ce déséquilibre.

Les travaux de la CNSA (Caisse Nationale de Solidarité pour l’Autonomie) relatifs à l’allocation de ressources des services d’aide à domicile apportent un complément d’information.

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Delphine PINET gérante de SENOLIA

Alzheimer : les bénéfices du régime cétogène

 

Les patients diagnostiqués Alzheimer qui suivent un régime pauvre en glucides, riche en graisses, pourraient voir leurs symptômes diminuer et l’évolution de la maladie freinée. Les explications et les conseils de spécialistes du sujet.

Delphine Pinet

Gérante de SENOLIA

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La fin de vie: la législation en vigueur et le combat d’Anne Bert

Alors que le ministère de la Santé lance une campagne d’information sur la fin de vie, voici un retour sur les notions en jeu, la législation en vigueur en France et le témoignage d’Anne Bert, atteinte de la maladie de Charcot.

Les soins palliatifs :

Il s’agit de traitements médicamenteux ou non donnés à une personne dont la maladie évolue et s’aggrave. Ce qui est recherché, c’est le soulagement du corps, l’apaisement moral, ainsi que l’accompagnement du malade et de ses proches.

La sédation profonde :

La loi française autorise depuis 2016, suite à la loi Leonetti-Claeys, l’administration de sédatifs (substances anti-douleurs et apaisantes) de manière “profonde et continue », c’est finalement le droit à être endormi sans être réveillé.

Cela s’applique uniquement aux malades qui sont déjà en phase terminale et dont la souffrance est insupportable. Cette loi n’autorise pas l’euthanasie active, c’est-à-dire l’administration d’un produit provoquant directement la mort.

Témoignage :

Anne Bert, romancière de 59 ans, atteinte de la maladie de Charcot a décidé de faire de sa fin de vie un combat pour la légalisation d’une « aide active à mourir » en France.  Elle précise « tous les malades en fin de vie ne réclament pas l’euthanasie mais ils veulent avoir le choix »

Pour elle, la législation française “répond plus aux préoccupations des médecins qu’aux droits des patients qui souhaitent ne pas aller au terme de leur maladie incurable ou accepter d’insupportables souffrances”.

L’écrivaine a médiatisé son choix de mourir en Belgique, elle est membre de l’association pour le droit de mourir dans la dignité « ADMD » et interpelle la ministre de la santé pour parler de son dernier combat.

Delphine Pinet

Gérante de SENOLIA

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La fin de vie ça commence quand?

C’est une petite phrase de rien du tout prononcée par les proches qui peut même sembler anodine “pas d’acharnement n’est-ce pas, docteur” . Cette phrase peut accompagner les personnes âgées hospitalisées suite à une vilaine chute ou à une maladie. Le principal intéressé ne demande rien d’autre que de retrouver son lieu de vie, ses repas, sa télévision, son lit, ses habitudes.

La fin de vie, c’est parfois plus tard qu’on ne le pense…..

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Le baluchonnage, une solution de répit innovante

Le baluchonnage est un dispositif qui vient du Québec, et qui se développe en France peu à peu.

Le principe du baluchonnage est de remplacer temporairement l’aidant familial qui vit avec la personne dépendante, en proposant un service à domicile permettant à l’aidant de s’absenter en toute sérénité.

Etre aidant est un travail à temps plein et prendre du temps pour soi-même est capital pour tenir le rythme et éviter l’épuisement. Le baluchonnage permet aux aidants de s’accorder ce répit nécessaire et primordial.

Cette prise en charge se prépare, elle ne doit pas se faire dans l’urgence. Une visite à domicile auprès de la personne à aider est effectuée au préalable afin de faire connaissance, de comprendre les besoins et les habitudes de vie.

Des baluchonneurs qualifiés (aide à domicile, auxiliaire de vie sociale …) se relaient 24h/24h auprès de la personne à aider pendant toute la durée de l’absence de l’aidant et lui apporte un réconfort et une aide adaptés à ses besoins (aide à la toilette, à l’habillage, aux repas, ménage…), ce service vient compléter les services déjà existants.

Un rapport parlementaire préconise d’ailleurs d’apporter une aide physique aux personnes qui s’occupent, pour des raisons de santé ou de handicap, d’un ou plusieurs de leurs proches.

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 Delphine Pinet, gérante de SENOLIA

La carte mobilité inclusion (CMI)

La carte mobilité inclusion (CMI) a pour but de faciliter la vie quotidienne des personnes en situation de handicap et de perte d’autonomie. Elle est accordée sous conditions et elle permet de bénéficier de certains droits notamment dans les transports.

Elle remplace progressivement depuis le 1er janvier 2017 les cartes d’invalidité, de priorité et de stationnement.

Cette nouvelle carte unique est réputée infalsifiable, elle modernise et sécurise les processus de production des cartes. Le bénéficiaire peut se voir attribuer une CMI invalidité, priorité, ou stationnement, mais également des cartes CMI priorité et stationnement ou CMI invalidité et stationnement.

Lorsque les cartes arrivent à échéance, la MDPH (Maison départementale des personnes handicapées) procède à un nouvel examen qui décide, ou non, de proroger les droits du demandeur. Une nouvelle carte, format CMI, est alors délivrée.

Pour les bénéficiaires de la carte européenne de stationnement et/ou de la carte d’invalidité à « durée définitive », ces cartes sont valables jusqu’au 31 décembre 2026.

Alors que les anciennes cartes papier étaient fabriquées par les MDPH, la CMI est produite par l’Imprimerie nationale, avec le même niveau de sécurité que la carte nationale d’identité ou le passeport. Elle est équipée d’un flash code qui rassemble tous les droits du bénéficiaire.

Elle est fabriquée dans les 48h après validation de la MDPH et réception de la photo du bénéficiaire à l’Imprimerie nationale, elle est ensuite transmise par voie postale.

En cas de perte ou de vol de la CMI, la demande de duplicata se fait directement auprès de l’Imprimerie nationale via le téléservice dédié (service payant).

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 Delphine Pinet, gérante de SENOLIA